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Archives : activités 2006-2007

Conversation sur les accommodements raisonnables de nature religieuse

Table-ronde organisée par le CÉRUM
le 28 février 2007, de 12h à 13h30
salle 490 (Chaire Islam, pluralisme et globalisation)
du 3333, chemin Queen-Mary.

Invités : Patrice Brodeur (Chaire du Canada Islam, pluralisme et globalisation),
François Crépeau (Chaire du Canada en Droit international des migrations)
et Solange Lefebvre (Chaire Religion, culture et société).

Le soufisme : identité spirituelle de l'Islam

Conférence organisée par la Chaire Islam, Pluralisme et Globalisation
le mercredi 21 mars 2007, à 19h
au 3333, chemin Queen-Mary, salle 490.

Invité : Karim Ben Driss, sociologue et fondateur de l'Institut soufi de Montréal (ISM)

Conditions du renouveau du soufisme au Maroc

Conférence organisée par la Chaire Islam, pluralisme et globalisation
le jeudi 3 mai 2007, à 19h
au 3333, chemin Queen-Mary, 4e étage, salle 490.

Invité : Karim Ben Driss, sociologue et fondateur de l'Institut soufi de Montréal (ISM)

Laïcité et confessionnalisme dans le monde arabe
Dans son Imaginaire et son Actualité

Conférence organisée par la Chaire Islam, pluralisme et globalisation
le jeudi 10 mai 2007 à 19h30
au 3333, chemin Queen-Mary, 4e étage, salle 490.
Renseignements : Fabien Torres, 514.388.1798.

Invité : Fadi Hammoud, journaliste d'origine libanaise spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient et Noomane Raboudi, docteur en études arabes et islamiques contemporaines.

Mémoire de guerre, identité et réconciliation

Table-ronde organisée par l’Institut d’études islamo-chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et la Chaire de recherche du Canada Islam, pluralisme et globalisation le samedi 12 mai 2007. Responsable du projet : Pamela Chrabieh Badine, Université Saint-Joseph, Beyrouth.

Marqué par des décennies de guerres, de dissensions, de crises et de souffrances, le Liban se retrouve plus que jamais devant un défi majeur : la promotion et l’implantation d’un dialogue national entre la diversité de ses courants politiques et confessions religieuses ; un dialogue qui ne se baserait pas sur une guerre des mémoires et des identités, mais sur une mémoire de la guerre ouvrant la voie à la réconciliation et à la construction d’une identité nationale unie dans sa pluralité. En ce sens, l’Institut d’Études islamo-chrétiennes (Université Saint-Joseph, Beyrouth) en partenariat avec la Chaire de Recherche du Canada Islam, pluralisme et globalisation (Université de Montréal, Montréal) tentèrent de contribuer à relever ce défi dans le cadre d’une table ronde sur la mémoire de la guerre, l’identité et la réconciliation au Liban et ce, le samedi 12 mai 2006 au campus des Sciences Humaines de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

Suite à un mot d’accueil du P. Salah Abou-Jaoudé, directeur de l’Institut, lequel revint sur la 32e commémoration du 13 avril 1975 dans la crainte d’une reprise des hostilités et souligné la nécessité du Liban de se réconcilier avec lui-même, le professeur Patrice Brodeur, directeur de la Chaire à l’Université de Montréal, présenta une communication sur les « Mémoires sélectives et les identités multiples : vers des rapports de pouvoir plus équitables ». Brodeur proposa notamment de favoriser des espaces de rencontres, de reconnaître le passé, de changer les frontières de référence en privilégiant des identités plus larges. Quant à Pamela Chrabieh, docteure en Sciences des Religions et chercheure à l’Université de Montréal et à l’Université Saint-Joseph, sa communication traita de « contributions de jeunes de 25-40 ans à la reconstruction nationale », basée sur une recherche de terrain entamée en 2005. Selon Chrabieh, pour sortir du cercle vicieux de la guerre, il est crucial de s’engager dans un processus de Peacebuilding suivant trois étapes essentielles : briser le silence et apprendre les leçons de la guerre ; construire une mémoire nationale de la guerre générant une identité nationale unie dans sa diversité, conviviale et pacifiée ; et guérir les blessures en implantant un processus de réconciliation nationale.

La troisième communication fut présentée par Alexandra Asseily, psychothérapeute et fondatrice du Jardon du Pardon au centre-ville de Beyrouth : « How to break cycles of violence : ‘how to become a good ancestor’ ». Selon Asseily, les Libanais portent en eux et transmettent de génération à une autre un lourd patrimoine de frontières et de souffrances qu’il est nécessaire de remettre en question pour briser le cycle de la violence et devenir de « bons ancêtres ». Finalement, pour Wadih al-Asmar, membre du comité exécutif du Réseau Euromed des Droits de l’Homme et co-fondateur de Solida (Soutien aux Libanais détenus arbitrairement), le Liban devrait arriver à passer « des mémoires conflictuelles à la mémoire pacifiée ». En ce sens, il faudrait accepter et respecter le drame des uns et des autres, reconnaître le statut de victime à toutes les victimes de la guerre, et se pardonner à soi-même et aux autres.



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